C’est impressionnant à quel point certaines rencontres vous inspirent et vous reboostent. Prenez l’exemple de mon récent rendez-vous avec Hopaal, une jeune marque qui a relevé le pari du vêtement 100% recyclé. Un pari fou, peut-être, mais la folie a du bon, parfois. Surtout lorsque l’on sait à quel point l’industrie de la mode, en l’état actuel des choses, n’a pas franchement la main verte. Et face à cela, les co-fondateurs de Hopaal sont bien décidés à changer la mise.

Les fondateurs de Hopaal

« Tout a commencé pendant l’été 2016 avec Clément, que j’ai rencontré pendant mes études », explique Mathieu, co-fondateur de Hopaal. « Nous avions lancé une campagne de crowdfunding pour produire des tee-shirts avec une volonté claire et nette, celle de faire des vêtements avec le plus bel impact sur l’Homme et la planète. Et on peut dire que ce fut un succès : sur nos 6000 euros d’objectif, nous avons récolté… 20000 euros. » De quoi produire les premiers vêtements Hopaal en bonne et due forme, en lançant son processus de recyclage avec deux entreprises basées en Inde : les chutes de productions en coton biologique et bouteilles de plastique usagées sont collectées, broyées, puis ramenées à l’état de fibres, rassemblées en un fil qui servira à la réalisation de tee-shirts, sweat-shirts et sacs en toile.

— La suite de l’article vous attend plus bas : ne partez pas tout de suite ! —

Aux origines des vêtements Hopaal : des chutes de coton bio.
Photo : Thomas Lodin pour Hopaal
Photo : Thomas Lodin pour Hopaal

À tout juste un an, Hopaal élargit son vestiaire, et inaugure un nouveau processus de production avec “le pull du futur” : tout un programme rien qu’à son intitulé, et pour cause, ce pull est entièrement réalisé en France, avec d’anciens vêtements broyés, ramenés à l’état de fibres, qui servent à faire un tout nouveau fil 100% recyclé, ensuite utilisé pour concevoir cette maille en nid d’abeille. Et pour l’avoir vue, touchée, admirée même : oui, vous allez l’aimer, cette maille. D’autant plus en sachant que les économies effectuées en énergie, eau et CO2 sont estimées à 98% pour la production de ce pull, sans culture du coton, ni teinture, ni procédé chimique. Chapeau.

— Hop hop hop, j’ai pas fini de parler : la suite après ces quelques images… —

Aux origines du pull du futur, des vêtements recyclés…

Résultat : une maille nid d’abeille parfaite pour donner de la texture à n’importe quel look.

Et qu’en est-il du prix, alors ? « On pourrait croire que nos vêtements, parce qu’ils sont recyclés, sont moins chers à produire », détaille Mathieu de Hopaal. « Pourtant, deux choses sont à prendre en compte : d’abord, toutes les étapes du recyclage, des matières réutilisées à la production du fil, qui représentent un coût non négligeable ; ensuite, une question plus globale sur la vraie valeur des choses, où les marques de fast fashion ne nous ont pas forcément bien habitués ». Comptez alors 35 euros pour un tee-shirt, 70 euros pour un sweat-shirt et 95 euros pour pré-commander le pull du futur. Avec en prime, 10% reversés à l’action sociale ou environnementale de votre choix. « On met tout en oeuvre pour minimiser notre impact en amont, et le maximiser lors de l’achat ». Une nouvelle manière de nous habiller qui fait du bien. Allez donc voir leur site internet : hopaal.com

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À l’heure actuelle, l’industrie du textile est la deuxième industrie la plus polluante au monde, juste derrière l’industrie du pétrole. Rien que pour réaliser un tee-shirt en coton, de la culture à la confection, 2700 litres d’eau sont nécessaires. Pour son tee-shirt, Hopaal utilise 50 litres d’eau.